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LiLLab présente le résultat préliminaire de leur étude sur l’application Emoface

Un doigt appuie sur le jeu de l'application Emoface & Learn Emotions pour tablettes

Emoface s’engage pour la recherche pour l’accompagnement du trouble du spectre de l’autisme (TSA). L’application Emoface Play & Learn Emotions a récemment fait l’objet d’une étude d’utilisabilité, menée par LiLLab (Living & Learning Lab Neurodéveloppement), destinée à évaluer les effets de l’application auprès de patients avec un TSA. 

LiLLab réalise une étude d’utilisabilité sur les effets du jeu éducatif Emoface chez les patients avec un TSA

Les applications ludiques dédiées aux personnes avec un TSA sont encore rares. Les études qui évaluent leur impact réel auprès de ces patients le sont encore plus.

Dans une démarche d’évolution constante, LiLLab, un laboratoire qui évalue l’impact des nouvelles technologies dans la prise en charge de personnes avec un trouble du neurodéveloppement, a réalisé une étude d’utilisabilité1 sur l’application Emoface Play & Learn Emotions en fait partie.

Deux étudiantes en orthophonie, Célestine Monthier et Constance Sabathe, ont apporté leur concours à cette étude. Tutorées par Charline Grossard, orthophoniste et ingénieure de recherches à la Sorbonne, elles ont expliqué la démarche et leurs conclusions dans leur mémoire.

C’est quoi, l’application éducative Emoface Play & Learn Emotions ?

Les personnes autistes ont souvent des difficultés à reconnaître et exprimer les émotions. Cela impacte directement la qualité de leurs relations sociales.

C’est pour les accompagner dans cet apprentissage qu’est né Emoface Play & Learn Emotions, une application éducative disponible sur les téléphones mobiles et les tablettes. Ses différentes activités ludiques et modes de jeux entraînent les personnes avec un TSA à identifier, à verbaliser et à reproduire les cinq émotions de base (joie, tristesse, colère, surprise, dégoût).

Très impliquée dans l’innovation pour la santé et le bien-être dans l’autisme, la start-up Emoface a également développé, en collaboration avec HelpAutism, l’application Emohelp. Cet outil aide les enfants et adultes autistes à exprimer leurs émotions auprès de leur entourage, à l’aide d’un système mêlant texte et audio.

Télécharger gratuitement Emoface : sur Appstore et Playstore.

Emoface Play & Learn Emotions

L’étude LiLLab : protocole expérimental pour mesurer l’efficacité de l’application Emoface Play & Learn Emotions chez les personnes autistes

L’objectif de cette étude : déterminer comment utiliser l’application en thérapie avec des patients TSA et déterminer ses effets sur leur progression en fonction de différents facteurs (âge, genre, caractéristiques du trouble…).

Pour y répondre, les étudiantes ont mesuré les progrès de trente patients, âgés de 5 à 35 ans. Pendant deux mois, ils se sont entraînés à reconnaître les émotions grâce à l’application Emoface et à ses trois modes de jeux : « Parcours », « Jeux libres » et « Exploration ».

Elles ont également interrogé les orthophonistes ayant encadré ces patients pendant l’expérience, afin d’avoir leur retour en tant que professionnels.

Des conclusions positives, tant chez les usagers que chez les orthophonistes

Bonne nouvelle : tous les patients ont progressé dans la reconnaissance des émotions, surtout ceux qui ont respecté les consignes concernant la fréquence d’entraînement (de vingt minutes par semaine).

L’aspect ludique et interactif de l’application a notamment joué un rôle important sur l’enthousiasme et la motivation des enfants. Ils ont par exemple adoré se prendre en photo pour imiter les émotions.

Autre très bonne nouvelle : l’étude montre que l’application fonctionne chez les personnes de tous les âges. Ceux qui n’ont pas appris dès leur plus jeune âge à reconnaître les émotions peuvent donc entamer cet apprentissage à l’âge adulte et en tirer des bénéfices.

Les retours des professionnels de soin, quant à eux, sont également positifs. Les orthophonistes ont apprécié la difficulté évolutive des exercices, adaptée aux personnes autistes. 80% d’entre eux jugent son utilisation pertinente dans l’accompagnement orthophonique du trouble de l’autisme et le recommandent en thérapie.


1. Une étude d’utilisabilité est une étude qui consiste à observer l’utilisateur en train de se servir de l’application testée afin de voir si cette dernière répond à la problématique pour laquelle elle a été créée.

Apprendre les émotions en s’amusant avec Emoface !

Si vous ou votre enfant souhaitez compléter ou commencer un apprentissage des émotions, EMOFACE Play & Learn Emotions un moyen de s’entraîner régulièrement ! Vous pourrez apprendre en jouant, accompagnés par nos avatars 3D intelligents. 

Télécharger l’application sur l’App Store

Télécharger l’application sur le Play Store 

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Autisme et émotions : comment faciliter l’apprentissage émotionnel de mon enfant ?

Les émotions font partie intégrante de notre vie quotidienne. Elles permettent de mieux se connaître, prendre des décisions et s’adapter à son entourage et à son environnement. Mais ce processus d’apprentissage est-il naturel ? Si vous avez un enfant autiste ou neuroatypique, il a peut-être un rapport aux émotions différent du vôtre, de la « norme ». C’est pour cela que, pour eux en particulier, s’y intéresser consciemment dès l’enfance peut être un tremplin pour l’aider à mieux communiquer et donc à se faire des amis. Dans cet article, nous faisons le point sur les émotions chez les enfants autistes et vous donnons quelques recommandations de bonnes pratiques pour aider votre enfant dans son apprentissage émotionnel.

Les émotions : de quoi parle-t-on exactement ?

Une émotion est constituée de trois composantes : le ressenti, l’expression et la réaction.

Dans un premier temps, on ressent quelque chose à l’intérieur de soi. Ce « quelque chose » peut prendre de nombreuses formes et est assimilable à une émotion (joie, colère, honte…). Ce processus est souvent naturel et inconscient.

Après l’identification vient l’expression de l’émotion – verbalement ou physiquement. Les mots utilisés, l’expression du visage, la posture, l’intonation d’un discours, sont autant d’indices qui transmettent l’état d’esprit d’une personne à un moment T.

Enfin, et c’est là tout l’enjeu des émotions : elles influencent nos réactions et la gestion d’une situation, au travers de nos décisions, nos actes, de nos discours ou de la façon dont on voit les choses sur le moment.

C’est pour cela que l’expression et l’interprétation de ses propres émotions et de celles d’autrui a un impact sur notre vie sociale, puisqu’il est ainsi plus facile de se comprendre mutuellement ou de déchiffrer une situation qui n’aurait pas le même sens autrement. On appelle cela l’intelligence émotionnelle, le fait de comprendre rapidement l’état d’esprit d’une personne et savoir communiquer avec elle.

L’enfant apprend ses émotions : ce n’est pas inné

Un apprentissage des émotions souvent intuitif

L’apprentissage des émotions a tendance à se faire naturellement dès notre plus jeune âge. Le bambin observe autour de lui, mime les adultes qui l’entourent, regarde la télévision. Il associe des images à ce que lui ressent et analyse les comportements des autres en fonction de ce qu’ils renvoient.

Chez la majorité des enfants, c’est une façon de faire qui fonctionne… Même si elle génère parfois quelques problématiques de communication à l’âge adulte.

Nous continuons notre éducation émotionnelle tout au long de notre vie. Il est toujours possible de développer ses compétences sociales et émotionnelles pour progresser dans ses relations (amoureuses, amicales et professionnelles).

Autisme et perception des émotions : adaptez l’apprentissage

Certains enfants auront, en revanche, des difficultés à mener cet apprentissage seuls, notamment les enfants présentant des troubles envahissants du développement, dont le plus connu est le trouble du spectre de l’autisme (TSA).

Avoir un TSA ne signifie pas ne pas avoir d’émotion, mais de les percevoir différemment. 

Si votre enfant semble ne pas ressentir les mêmes choses que vous, c’est sûrement parce que ses émotions se distinguent en termes de contenu et d’intensité. D’ailleurs, peut-être lui arrive-t-il de s’émouvoir aux larmes : de nombreuses personnes autistes ont une empathie et une sensibilité très développées. D’autres sont plus sur la retenue, tout dépendant de l’enfant.

Il faut en revanche comprendre que votre enfant n’exprime pas ses émotions comme un autre enfant, il le fait d’une façon qui lui est propre.

Et s’il a du mal à communiquer, le plus souvent, c’est parce qu’il a du mal à identifier ses propres émotions (les émotions négatives comme les émotions positives). Il ne sait pas forcément reconnaître les indices annonçant celles des autres (intonations, expressions du visage) ou encore la cause des émotions.

Ces difficultés émotionnelles font que votre enfant a du mal à communiquer et à gérer les intéractions sociales.

Pourquoi se concentrer sur l’apprentissage des émotions avec un TSA ?

La bonne nouvelle, c’est que ces difficultés sont loin d’être une fatalité. Il faut simplement aider l’enfant dans sa démarche, faire en sorte d’être présent et bienveillant, et essayer de se mettre à sa place. Le parent dispose désormais de nombreux outils possibles pour aider son enfant à décrypter son environnement.

Une bonne reconnaissance des émotions à des effets globaux sur la qualité de vie d’une personne, autiste ou non. Dans le cas d’un TSA et des manifestations qu’on lui associe, elle favorise par exemple :

Aussi, il est important de noter que le TSA est un spectre : il existe une infinité de nuances dans l’expression du trouble autistique. Les points que nous avons évoqués sont une généralité. Il est probable que votre enfant se reconnaisse dans certaines choses, mais pas d’en d’autres.

Alors comment l’aider sans le mettre dans une case ?

Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul : avec son application Play&Learn Emotions, conçue pour être ludique et accessible pour tous les enfants, Emoface offre une solution interactive pour faciliter l’apprentissage des émotions.

Surtout, concentrez-vous sur l’essentiel en restant attentif aux besoins de votre enfant. Essayez de voir le monde à travers ses yeux : vous verrez, c’est magique !

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Reportage M6 : Emoface à la télé pour le mois de l’autisme

Le 2 avril, c’était la journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme, un événement qui vise à faire mieux connaître ce handicap au grand public. Au travers d’un reportage, la chaîne de télévision M6 a saisi cette opportunité pour s’intéresser à Emoface. Décryptage au cœur de deux associations inclusives aurhalpines, le berceau de notre application.

La reconnaissance et l’expression des émotions, un enjeu capital dans la prise en charge de l’autisme

Saviez-vous qu’une grande partie des personnes qui ont un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ont du mal à identifier les émotions ? Peu le savent, et pourtant… Quand le travail de reconnaissance n’est pas engagé dans l’enfance, cette difficulté représente un réel obstacle dans la vie sociale des enfants.

À l’occasion de la journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme et forts de ce constat, les journalistes d’M6 sont allés à la rencontre de deux adolescents porteurs d’un TSA. Au programme : mieux comprendre l’autisme, les bonnes pratiques et les outils existants. 

Parmi eux, il y a Emoface, notre application éducative centrée sur les émotions.

Au Café Biollay, à Chambery avec Davut et Eymen – Diversité Bleu Miroir, Younès et Hicham – Association SAISIPA

Deux associations se mobilisent à Chambéry et Grenoble pour offrir du soutien aux familles dont les enfants ont un TSA

Nos équipes, nos actions et notre engagement sont profondément ancrés dans l’écosystème associatif de la région de naissance d’Emoface, l’Auvergne-Rhône-Alpes. C’est pour cela que ce jour-là, le 2 avril dernier, M6 a posé ses caméras dans deux associations inclusives aurhalpines.

Au Café Biolay, à Chambéry, Eymen et son père Davut de l’Association Diversité Bleu Miroir racontent l’autisme de cet adolescent de 13 ans et l’importance du soutien de son entourage pour le développement de l’enfant. À la SAISIPA, à Grenoble, Hicham se sert d’Emoface pour entraîner son fils Younes à reconnaître les émotions sur des visages modélisés, ainsi que sur le sien.

Car Emoface, ce n’est pas qu’une application destinée à l’enfant TSA. C’est aussi un outil important pour les parents, souvent perdus quant au trouble de l’autisme et à ce qu’il implique. 

Pour la première fois, une aide numérique et accessible leur est proposée pour mieux appréhender les difficultés émotionnelles de leurs enfants, et pour leur donner les outils pour les accompagner.

Emoface, l’application éducative qui fait jouer les enfants avec les émotions pour les aider à progresser

Si l’objectif du reportage est de faire connaître cette facette de la réalité de l’autisme, c’est aussi et surtout un message d’espoir et d’optimisme à destination des familles concernées, des proches et de tous les autres. Même s’ « il y a très peu de matériel adapté pour les personnes autistes », selon la co-fondatrice d’Emoface Mayra Lima, les outils qui existent déjà fonctionnent. Et ils fonctionnent bien.

Composée de jeux et d’activités pédagogiques, la mission d’Emoface est d’entraîner, quotidiennement et en famille, les enfants TSA à interpréter correctement les émotions sur des visages humains. L’aptitude est instinctive chez la plupart d’entre nous, mais lorsqu’elle n’est pas acquise, les relations sociales en sont profondément affectées. L’apprentissage émotionnel chez les enfants autistes et neuroatypiques est en effet différent de celui des enfants neurotypiques.

Après un an et demi d’utilisation d’Emoface, Younes a fait des progrès remarquables. En plus de reconnaître les émotions chez les autres, il sait à présent les reproduire sur son propre visage. 

Emoface Play&Learn Emotions est disponible sur l’AppStore et le PlayStore. Elle fonctionne sur tablette et mobile.

Regardez en replay le reportage Emoface sur M6 : Une application pour apprendre à exprimer ses émotions.

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« Les émotions j’ai eu envie de les travailler très tôt » : Le témoignage de Stéphanie Gruet-Masson, maman d’un enfant autiste

EMOTALK avec Stephanie Gruet
Stéphanie Gruet Masson est maman de deux enfants, dont Alice, douze ans, autiste. Très investie, Stéphanie s’est engagée dans une série de projets pour faire progresser l’inclusion des profils neuroatypiques dans la société. Après avoir co-fondé une association, Ikigaï, et s’être lancée dans une web-série avec les autres membres de cette association , Stéphanie a aujourd’hui créé un podcast. Intitulé «Tous pareils ou presque», il explore les multiples facettes de l’autisme et de la neurodiversité à travers les témoignages de parents, de professionnels et de personnes autistes. Elle est également Job coach pour la Société Asperteam. Cette fois, Stéphanie Gruet-Masson a accepté de passer de l’autre côté du micro. Elle revient sur la manière dont elle a, en tant que parent, dû gérer l’apprentissage des émotions chez sa fille et les outils qu’elle a utilisés pour y parvenir. Témoignage de parent concerné.

Quel est le souvenir de ton premier ressenti émotionnel avec ta fille ? Dans quel contexte a-t-il eu lieu ?

J’ai l’impression d’avoir toujours été en lien émotionnellement avec ma fille. 

Rétrospectivement, je me suis quand même rendu compte qu’il y avait des bizarreries lorsqu’elle était toute petite : par exemple, elle n’avait pas d’angoisse de séparation lorsque je m’éloignais d’elle. Je partais et ma fille ne pleurait pas.

J’ai ensuite vu de très nombreuses situations de décalage dans l’expression de ses émotions. Par exemple, quand son petit frère se faisait mal, Alice ne ressentait pas d’empathie particulière. Je me suis également aperçue qu’elle avait des problèmes de sensorialité, car elle avait du mal à supporter les cris et les pleurs de son frère.

Même s’il existe un décalage dans sa façon de percevoir les choses, ma fille va quand même ressentir de l’inquiétude pour les personnes qui sont impactées par l’événement. Ces situations sont rassurantes pour moi, car je vois bien qu’elle ressent des émotions, qu’elle éprouve des sentiments.

En tant que parents d’enfants autistes, on reste quand même parfois surpris dans la manière dont les émotions sont exprimées ou intériorisées. On ne s’habitue jamais totalement. C’est parfois déstabilisant en termes d’expression et de verbalisation, mais la sensibilité des enfants autistes est bien présente. Il faut se rappeler qu’elle s’exprime juste autrement.

Il faut également, selon moi, que les personnes fassent leur part de travail pour nommer et exprimer le plus possible les émotions, mais aussi que nous, en tant que parents ou personnes neurotypiques, nous nous adaptions autant que possible à elles. Chacun doit faire sa part du chemin.

Il faut également, selon moi, que les personnes fassent leur part de travail pour nommer et exprimer le plus possible les émotions, mais aussi que nous, en tant que parents ou personnes neurotypiques, nous nous adaptions autant que possible à elles. Chacun doit faire sa part du chemin.

Pourquoi ça te parle, le sujet de l’apprentissage des émotions chez les personnes autistes ?

Le sujet des émotions est un sujet qui m’a beaucoup impacté lorsque j’ai eu le diagnostic d’autisme de ma fille.

J’avais extrêmement peur. En effet, j’avais entendu et lu dans des livres (sans doute pas très à jour), que les autistes n’avaient pas d’émotions et pas d’empathie. Ça, pour moi, c’était quelque chose qui n’était pas acceptable et audible, le fait que mon enfant n’ait pas d’émotion. Cela me faisait peur d’imaginer mon enfant sans émotion, pour lui et vis-à-vis des autres. Je craignais pour son avenir et sa capacité à entrer en contact avec autrui.

Du coup, les émotions, j’ai eu envie de les travailler très tôt. C’était presque une obsession de vouloir avancer sur le terrain des émotions : je voulais que ma fille les exprime, les reconnaisse et puisse manifester de l’empathie.

J’ai quand même compris au bout d’un moment qu’elle ne les vivrait pas comme les autres enfants. J’ai dû accepter qu’il y aurait du retard et, au-delà du retard, des différences dans la façon d’exprimer ses émotions ainsi que d’inévitables difficultés. L’acceptation a été un véritable cheminement.

J’ai continué d’aider ma fille à comprendre les émotions. Je glissais des apprentissages dans plein de petits moments du quotidien. Par exemple, je profitais d’une scène dans ses dessins animés pour l’aider à conceptualiser les émotions. Je lui expliquais ce que les personnages ressentaient à chaque moment et pourquoi. 

Quelles ont été tes stratégies pour aider ta fille à appréhender les émotions ? As-tu utilisé des outils spécifiques adaptés ?

J’ai continué d’aider ma fille à comprendre les émotions. Je glissais des apprentissages dans plein de petits moments du quotidien. Par exemple, je profitais d’une scène dans ses dessins animés pour l’aider à conceptualiser les émotions. Je lui expliquais ce que les personnages ressentaient à chaque moment et pourquoi. 

De la même manière, dans la vie de tous les jours, je lui disais par exemple : « là, je suis contente parce que » ou «  Je suis triste parce qu’il s’est passé cela ». J’essayais de faire ce travail de décodage et de mise en mot de la façon la plus naturelle possible.

Inversement, j’essayais de mettre des mots sur les réactions que pouvait avoir ma fille au quotidien « là tu es en colère parce que j’ai arrêté le DVD », « je vois que tu es contente  parce que j’ai fait un gateau », « tu es contrariée car il y a un changement d’emploi du temps ». C’est comme une gymnastique intellectuelle à faire au quotidien.

En parallèle, j’ai aussi cherché des outils pratiques pour faciliter l’apprentissage émotionnel de mon enfant autiste. J’ai notamment acheté des livres sur les émotions. Cela a été une réussite en demie-teinte : ma fille m’a souvent dit qu’elle en avait marre, mais à l’époque, il n’existait pas d’outils aussi ludiques qu’Emoface à lui proposer. Je n’avais pas le choix, alors je prenais les livres, et nous travaillions ensemble sur les émotions.

J’ai aussi essayé de travailler avec des flash cards qui étaient censées exprimer les émotions faciales. Ces outils ont leur limite parce que je me retrouvais parfois devant des émotions que je n’arrivais pas à deviner moi-même. Pour ne rien arranger, ma fille n’était pas du tout motivée par ces supports-là. Je les ai donc rapidement abandonnés.

Si j’avais eu un outil comme l’application Emoface beaucoup plus ludique et plus interactif, cela m’aurait aidé lorsque nous travaillions d’arrache-pied les émotions il y a cinq ou six ans. Peut-être qu’Alice n’aurait pas ressenti cela comme quelque chose d’ennuyant ou de scolaire. Nous aurions évité le travail à la maison qui ressemblait à « Je te montre une image puis tu reconnais l’émotion. On continue l’interrogation ». C’est vrai que j’aurais adoré avoir cet outil-là. Je crois même qu’Emoface peut encore lui servir pour approfondir certains points.

Avec le recul, conseillerais-tu des outils ou aides aux parents d’enfants autistes pour leur apprentissage émotionnel ?

Même si j’ai été un petit peu « lourde » dans l’apprentissage des émotions, je ne regrette pas mes choix. La manière dont ma fille réagit aujourd’hui n’aurait sans doute pas été possible si nous n’avions pas effectué un vrai travail sur les émotions plus jeune.

Ma conviction, c’est que les outils sont très pratiques, mais qu’ils ne remplacent pas le travail en milieu naturel : il faut que le parent décode au maximum ce qui se passe autour de son enfant pour l’aider à avancer. Je pense qu’il faut vraiment parler des émotions à son enfant, les nommer le plus souvent possible, lui expliquer ce qu’on ressent à un instant, pourquoi.

Ce que je trouve difficile, en tant que parent, c’est qu’on est perpétuellement confronté à l’émotionnel et au sensoriel dans la vie de tous les jours avec son enfant autiste. Il y a ce décalage entre le débordement qui peut être lié aux hypersensorialités, où on doit, en tant que parent, absorber ça, et voir, de l’autre côté, des émotions humaines souvent moins exprimées.

Le fait d’avoir un enfant autiste nous oblige en tant que parent à se poser beaucoup de questions sur la façon d’apprendre à exprimer et comprendre les émotions. Finalement, on se rend compte que cet apprentissage peut faire du bien à tout le monde : aux frères et sœurs neurotypiques qui apprennent en même temps et même aux parents qui prennent cette habitude de poser des mots sur ce qu’ils ressentent !

Les Poissons et les émotions d’avril

Poisson surprise d'avril

Colorie tes émotions avec les poissons d’avril !
Je t’ai préparé une surprise, des petits poissons d’avril à colorier. Joie, colère, dégoût, tristesse, peur et surprise. Comment se sentent-ils les petits poissons ?
Relie et colorie le poisson à la bonne émotion, puis envoie nous ton dessin !

Bonnes fêtes !

Oh oh oh, toute l’équipe d’EMOFACE vous souhaite un joyeux Noël !
Amusez-vous dans une ambiance festive avec vos enfants en découvrant les trois nouvelles activités conçues spécialement pour vous.
Pour continuer à apprendre en s’amusant, vous pourrez travailler grâce à ces activités des compétences telles que la motricité fine, le graphisme, la discrimination visuelle, et bien sûr la reconnaissance et la compréhension des émotions !
EMOFACE vous souhaite de passer d’excellentes fêtes de fin d’année 🎄 !
 
 
Activité n. 1 : Rends le bonhomme de neige content pour qu’il passe de bonnes fêtes de Nöel

Activité de Noel : bonhomme de neige et les émotions
Bonhomme de neige et les émotions

 
Activité n. 2 : Repasse sur les pointillés pour fermer le ruban des cadeaux. La Surprise est etonnée d’en avoir autant !

Activité n. 3 : Trouve les 7 différences